Sexualité et maladie

Sexothérapie

Vivre sa sexualité, s'adapter à ses fragilités

Une maladie chronique, une intervention chirurgicale, un cancer, une pathologie gynécologique ou urologique, une atteinte neurologique ou toute autre situation de santé peuvent modifier la sexualité.

Le corps peut changer, les sensations évoluer, le désir diminuer et l’image de soi être fragilisée. Ces changements peuvent également avoir des répercussions sur la relation à l’autre et sur la manière de vivre l’intimité.

La consultation permet d’accueillir ces transformations, de mettre des mots sur ce qui est vécu et de chercher de nouvelles façons d’habiter son corps, de vivre le plaisir et de retrouver une intimité possible. Lorsque cela est nécessaire, l’accompagnement peut s’inscrire en complément du suivi médical. Certains traitements peuvent avoir des conséquences sur le désir, l’excitation, l’érection, l’orgasme ou les sensations.

Ces changements peuvent être difficiles à vivre et parfois donner le sentiment de ne plus reconnaître sa sexualité ou son corps.Lorsque cela est possible et nécessaire, cette réflexion peut se faire en lien avec les professionnels de santé qui assurent votre suivi.

Vivre sa sexualité, s'adapter à ses fragilités

42,7 % des personnes interrogées dans le CSF-2023 déclarent une maladie chronique.

Vivre sa sexualité, s'adapter à ses fragilités

24,3 % déclarent une incapacité fonctionnelle.

14,5 % déclarent avoir ou avoir eu une pathologie urogénitale.

Vivre sa sexualité, s'adapter à ses fragilités

Les maladies chroniques sont associées à une fréquence plus élevée de dysfonctions sexuelles.

Vivre sa sexualité, s'adapter à ses fragilités
Source — il n'existe pas un chiffre unique permettant de résumer l'effet sexuel de l'ensemble des traitements. CSF-2023, Inserm/ANRS-MIE ; Santé publique France.

Pouvoir en parler permet de mieux comprendre ce qui se passe, de mettre des mots sur les changements vécus et de réfléchir à des pistes d’adaptation.

Foire aux questions

Quand la maladie bouleverse l’intimité

Une maladie ou ses traitements peuvent modifier le corps, le désir et la vie sexuelle. Mettre des mots sur ces changements permet de retrouver des repères et une sexualité adaptée à ce que l’on vit.

Oui. Une maladie a souvent des répercussions sur le désir, le plaisir, l’image du corps, les sensations ou la relation de couple.

La sexualité peut parfois avoir besoin d’être réinventée. Il est possible d’explorer d’autres façons de vivre la proximité, le toucher, le désir et le plaisir, selon vos possibilités.

Oui. Votre sexualité fait partie de vous et peut rester une source de plaisir, de lien et de vitalité, même lorsque votre corps traverse une période difficile.

Oui. Certains traitements peuvent influencer le désir, l’excitation, l’orgasme ou l’érection. N’arrêtez jamais un traitement sans en parler avec le professionnel de santé qui vous suit.

Vous pouvez en parler avec votre médecin ou votre pharmacien afin d’évaluer les possibilités médicales. Un accompagnement sexologique peut également vous aider à vivre ces changements et à retrouver des repères.

Votre santé reste prioritaire, mais votre vie intime mérite aussi d’être prise en compte. Les deux dimensions peuvent être abordées ensemble dans votre parcours de soins.